enseignant de mathématiques, passionnés par son métier, nous en parlent.

« Fils et petit-fils de profs de maths, je ne me suis jamais vraiment posé la question de ce que je voulais faire plus tard… et en un sens j’ai bien fait ! Car si ce métier me plaît finalement autant, ce n’est pas pour les raisons que j’aurais prévues au départ. Mon père est enseignant-chercheur à l’université. Mon grand-père était professeur en classes préparatoires. Moi, j’enseigne dans un lycée de banlieue parisienne. Ce sont trois métiers différents et au bout du compte si le mien est le moins pointu mathématiquement parlant, je crois que c’est celui qui pouvait m’apporter le plus de satisfactions. Dans le secondaire, nos problématiques sont très pédagogiques. Vraiment liées à de l’humain, et c’est ce qui me motive le plus. Comment faire comprendre des notions de calcul. Comment faire progresser sur le raisonnement hypothético-déductif. Comment présenter/animer/faire vivre des notions scientifiques pour que les élèves les maîtrisent. Et c’est cette proximité avec les apprenants qui offre une source infinie de satisfactions.
J’aime les mathématiques. J’ai la chance d’enseigner une matière dont les élèves perçoivent facilement l’utilité. Je crois aussi avoir une lourde responsabilité car certaines familles accordent une importance majeure à la réussite de leur enfant dans cet enseignement.
Au sortir de l’IUFM, ancêtre de l’ESPE, je voulais enseigner les mathématiques, toutes les mathématiques, mais rien que des mathématiques. Aujourd’hui, après quasi vingt ans de carrière j’ai encadré des stagiaires, exercé la charge de référent TICE, je suis professeur d’appui au Château de Versailles, j’ai mené des projets maths-histoire de l’art avec le Louvre et fait travailler des élèves au musée d’Orsay… On est loin du rabâchage du même cours sur Pythagore année après année. En fait je suis allé au-delà de ce que j’imaginais être le métier de prof de maths.
Rentrer à l’Éducation Nationale c’est tout sauf s’enfermer dans une matière : il y a des occasions à saisir, des projets à animer. Même si parfois ça fait peur, au final, c’est toujours passionnant. Et les élèves se montrent toujours reconnaissants, d’une manière ou d’une autre. »

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